Une écriture frôlant la poésie par endroits, pour relater une tragédie humaine véridique
90 secondes, c'est le temps qu'il a fallu le 8 mai 1902 pour que "la montagne pelée", volcan de la Martinique, décime près de 30000 personnes de son éruption.
L'auteur a opté pour un angle original, personnifiant ce volcan qui s'adresse au lecteur tout au long du roman, décrivant l'histoire et la vie des hommes qu'il surplombe, jusque dans ses commentaires et questionnements "existentiels" quant au motif de sa "décision" de les broyer!
Les trente premières pages m'ont un peu rebutée: longs et larges plans descriptifs, dans un style littéraire relativement soutenu, voire métaphorique; personnages en nombre esquissés avec détails, dont on ignore s'il faut tout en retenir.
Et puis...je me suis laissée happer au troisième chapitre, celui d'un duel dont on comprend que l'un des protagonistes sera un personnage central du roman. De fait, je n'ai cessé de m'attacher aux êtres de premier plan et d'être tenue par la construction crescendo jusqu'au dénouement connu, comme dans un épisode de Colombo où l'on suit avec intérêt l'enquête en sachant pourtant d'avance comment l'histoire s'achève!
Au final, un plaisir de lecteur mesuré mais non feint, à suivre une poignée d'êtres attachants plantés dans le décor effroyable de cette catastrophe naturelle.

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